FATWA RAMADAN
Q : Celui qui doit rattraper les jours qu’il n’a pas jeûné et ne le fait qu’une fois le Ramadan d’après arrivé, que doit-il faire ?
R : Si ce retard est dû à un motif valable : par exemple, s’il était au lit pendant onze mois sans pouvoir jeûner, il faut juste qu’il rattrape ces jours de jeûne. Mais si, par contre, c’est dû à une négligence de sa part et qu’il était capable de le rattraper mais ne l’a pas fait, il doit non seulement rattraper les jours de jeûne, mais aussi, pour chaque jour non jeûné, nourrir un pauvre, en réparation pour sa négligence.
· Fatwa de Cheikh ‘Abdullah ibn ‘Abdir-Rahmân Ibn Jibrîn
· Fatâwâ as-Siyâm page 60.
Q : Est-ce que les piqûres et perfusions médicales ont une influence sur la validité du jeûne ?
R : Les piqûres sont de deux sortes. Une sorte est nutritionnelle. Elle compense boissons et nourritures. Ayant la fonction de substitut, celle-ci fait donc rompre le jeûne. En règle générale, si l'on trouve dans une question d'autres cas aux fonctions identiques, leur statut se rejoint par corrélation. L'autre sorte n'est pas nutritionnelle. Autrement dit, elle ne peut remplacer la nourriture ou les boissons ; celle-ci ne compromet pas le jeûne étant donné qu'elles ne rejoignent l'interdiction ni dans le fond ni dans la forme. En l'occurrence, elles ne sont ni de la nourriture ni ne prennent le sens de nourriture. En principe, le jeûne est valable sauf s'il existe une preuve authentique venant spécifier le contraire.
· Fatwa du cheikh Otheimine
· Tirée du recueil « Fatwa islamia » Tome 2 page 264
| Q : Certaines personnes s’abstiennent d’utiliser le Siwâk pendant le Ramadan par crainte de rompre leur jeûne. Ceci est-il juste ? Quel est le meilleur moment pour utiliser le Siwâk pendant le Ramadan ?
R : Il n’y a pas de raison d’éviter d’utiliser le Siwâk pendant le Ramadan ou à toute autre période de l’année, si l’on est en état de jeûne. En effet, l’utilisation du Siwâk fait partie de la Sunna et, ainsi qu’il est rapporté dans un hadith authentique, il purifie la bouche et vaut à la personne l’agrément d’Allah. Il est vivement recommandé au moment des ablutions et des prières, de même qu’au réveil, et au moment où la personne rentre chez elle, que la personne soit en état de jeûne ou non. Cependant, si le Siwâk a un goût qui change celui de la salive, la personne ne doit pas avaler cette salive. De même, si le Siwâk blesse la gencive, il ne faut pas avaler la salive. Si toutes ces précautions sont prises, l’utilisation du Siwâk n’influe en rien sur la validité du jeûne.
· Fatwa de Cheikh Otheimine · Fatâwâ as-Siyâm page 39. |
Q : Si la femme enceinte ou qui allaite son bébé doit manger pendant le Ramadan, que doit-elle faire exactement en compensation à ses jours perdus, et quelle quantité de riz suffit-elle pour son expiation ?
R : Il n'est permis à aucune femme qu'elle soit enceinte, ou allaitant son bébé de manger pendant le Ramadan, sauf pour une excuse valable. Dans le cas où elle aurait une bonne excuse, elle devra tout de même récupérer son jour manqué, d'après le verset :
« Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu'il jeûne un nombre égal d'autres jours. »
(Sourate El-Baquara verset 184)
Celle-ci étant au même titre que la personne malade. Si elle émet comme excuse, qu'elle craint pour le bébé, elle devra en plus de récupérer ses jours, donner à manger aux indigents, à savoir un pauvre par jour. Cette nourriture doit se constituer de blé, de riz, de dattes, et tout ce qui peut rentrer dans les vivres journaliers. Certains savants ont stipulé qu'il suffit de récupérer les journées ratées sans pour autant devoir nourrir de pauvres dans tous les cas. Ils considèrent qu'en regard des textes (Coran et Sounna), rien ne prête à dire qu'elle doit le faire. En principe, rien ne lui est astreint jusqu'à preuve du contraire à la lumière des Textes. Cet avis qui est excellent, est celui d'Abou Hanifa.
· Fatwa du cheikh Otheimine
· Tiré du recueil « Fatwa islamia » Tome 2 page 307
Q : Celui qui doit rattraper les jours qu’il n’a pas jeûné et ne le fait qu’une fois le Ramadan d’après arrivé, que doit-il faire ?
R : Si ce retard est dû à un motif valable : par exemple, s’il était au lit pendant onze mois sans pouvoir jeûner, il faut juste qu’il rattrape ces jours de jeûne. Mais si, par contre, c’est dû à une négligence de sa part et qu’il était capable de le rattraper mais ne l’a pas fait, il doit non seulement rattraper les jours de jeûne, mais aussi, pour chaque jour non jeûné, nourrir un pauvre, en réparation pour sa négligence.
· Fatwa de Cheikh ‘Abdullah ibn ‘Abdir-Rahmân Ibn Jibrîn
· Fatâwâ as-Siyâm page 60.
| Q : Est-il possible d'avoir une seule intention de jeûner les jours de compensation du mois de Ramadan en même temps que le jeûne d'un jour volontaire par exemple jeûner le jour de Arafat avec un jour de compensation du mois de ramadan avec une seule intention ?
R : Si tu entends par là le fait de jeûner le jour de Arafat en même temps qu'un jour de compensation ou jeûner le jour d’Achoura en même temps qu'un jour de compensation, signifiant par là jeûner le jour de compensation pendant le jour de Arafat ou pendant le jour d’Achoura ; alors dans ce cas là, il n'y a pas de mal. Et la récompense est acquise. · Fatwa du cheikh Otheimine tirée de son recueil de fatwas · Tome 20, page 49, question 407 |
Q : Qu’en est-il du fait de manger et de boire pendant que le muezzin appelle à la prière, ou quelques instants après, dans le cas où l’on ne connaît pas le moment exact de l’apparition de l’aube ?
R : La limite claire qui rend interdit au jeûneur le fait de manger et de boire est l’apparition de l’aube, car Allah le Très-Haut a dit :
« Cohabitez donc avec elles, maintenant, et cherchez ce qu’Allah a prescrit en votre faveur ; mangez et buvez jusqu’à ce que se distingue, pour vous, le fil blanc de l’aube du fil noir de la nuit »[1][1]
et le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit :
« Mangez et buvez jusqu’à ce que Ibn Umm Maktûm fasse l’appel à la prière, car il ne le fait qu’à l’apparition de l’aube. »[2][2]
| [1][1] La Vache , v.187. |
| [2][2] Rapporté par Al-Bukhârî, chapitre de l’appel à la prière, n°617 et Muslim, chapitre du jeûne, n°1092. |
| Q : Si l'on a constaté le début du mois du Ramadan dans un pays musulman à l'exemple de l'Arabie Saoudite, l'ayant annoncé officiellement ; tout en sachant, que le pays où je vis n'a toujours pas annoncé l'entrée du mois, que dois-je faire dans une telle situation. Dois-je suivre dans ce cas précis l'Arabie Saoudite ou alors dois-je me contenter de me conformer à mon pays. Il en est de même pour la fin du Ramadhan, et le début du mois de Shawel, autrement dit le jour de l'Aïd. Que doit-on faire si les deux pays ne s'entendent pas sur le début du mois, en demandant à Dieu de vous gratifier amplement de ma part et de la part de tous les musulmans ? . . R : Le musulman doit se conformer au pays dans lequel il vit, en ce qui concerne le début du mois mais aussi le jour de l'Aïd conformément aux paroles du Prophète : . "Le jeûne débute quand vous jeûnez, et se finit quand vous avez terminé. De la même façon, la fête du mouton s’avère le jour où vous faites vos sacrifices." . · Fatwa du cheikh Abd Al-Aziz Ben Baz · Tome 15 p102 |